Universités : suspension des cours en présentiel

Posté le 24/03/2020  —  Actualité précédente / suivante

Le Conseil des recteurs francophones (CREF) s'est réuni et, en concertation avec la ministre de l'Enseignement supérieur, l'ensemble des universités francophones a décidé de poursuivre l'enseignement sous forme virtuelle jusqu'à la fin de l'année académique.

Pour rappel, les Universités ont instauré l'enseignement à distance le 16 mars 2020 en raison de la crise sanitaire provoquée par le Covid-19. Cette mesure a pour avantage de:

  • protéger les étudiants et le personnel enseignant;
  • assurer la continuité de l’enseignement étant donné que l'on ne sait pas quand l'enseignement en présentiel pourra à nouveau être organisé.

Concernant l'organisation des examens, aucune décision n'a encore été prise mais les Universités ont annoncé qu'elles tenteront de clôturer le 2e quadrimestre et les évaluations pour le 30 juin 2020. De cette façon, les deuxièmes sessions et la rentrée académique 2020-2021 pourront se faire dans des conditions normales.

La question des stages et des travaux pratiques reste ouverte, aucune solution n'ayant été trouvée pour l'instant. 

Le problème qui se pose à l'heure actuelle, et en cas de prolongement du confinement, se situe au niveau des Hautes Ecoles, des Ecoles Supérieures des Arts et de l’enseignement de promotion sociale qui n'ont pas les moyens techniques de recourir au numérique.

L'ARES a imaginé quatre scénarios possibles:

  • La formule retenue par les Universités : les cours se déroulent normalement à partir du 20 avril, soit en présentiel, soit sous forme virtuelle. Dans ce cas, la matière étant considérée comme vue, le blocus et les examens suivent le calendrier habituel. 
  • Si une partie du programme ne peut se donner normalement, les établissements seraient autorisés à poursuivre les cours après la mi-mai et à « mordre » sur le calendrier du troisième quadrimestre (du 1er juillet au 15 septembre) habituellement réservé aux stages, mémoires et secondes sessions. Dans ce cas, les cours seraient données en juin et les examens auraient lieu en juillet. Cette solution étant surtout utile pour les cursus qui nécessitent la présence des étudiants. 
  • Le report, sur l’année 2020- 2021, des stages et travaux pratiques qui n’auraient pas pu être réalisés cette année. Le problème majeur de cette solution étant "l'embouteillage" que cela créerait pour les années académiques suivantes et pour les étudiantes qui devaient être diplômés cet été.
  • Les matières non vues cette année seraient "neutralisées" c'est-à-dire qu'elles seraient déclarées vues et acquises, tout en bénéficiant d’une note administrative de 10/20.

Autant dire que les discussions vont bon train pour parer à toutes les éventualités.

Le Soir & L'Avenir, 24 mars 2020


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