L’alcool fait échouer un étudiant sur dix

Posté le 15/09/2016  —  Actualité précédente / suivante

Selon une étude de l’association active dans la prévention de l’usage des drogues, Modus Vivendi, près de 8 % des étudiants de l’ULB et de St-Louis estiment avoir échoué à cause de l’influence de l’alcool sur leurs performances.

D’autres chiffres inquiétants ressortent de cette étude effectuée auprès de plus de 3.000 étudiants : 36 % des étudiants ont connu une consommation excessive d’alcool durant l’année écoulée, 29 % sont en surconsommation hebdomadaire (soit plus de 21 verres par semaine pour les hommes et 14 pour les femmes), 15 % pratiquent le « binge drinking » (soit plus de 5 verres en deux heures) plusieurs fois par semaine, 15 % sont en ivresse plusieurs fois par semaine. Mais ce n’est pas nécessairement à l’université que ce rapport à l’alcool commence : 42 % ont commencé à consommer régulièrement avant 14 ans.

L’entourage peut aussi avoir une influence : 39 % des étudiants en colocation surconsomment contre 26 % des étudiants vivent chez les parents, 22% pour ceux qui vivent seuls et 13% s’ils vivent en couple. De même, le folklore étudiant semble déterminant : 48 % des buveurs problématiques sont baptisés, contre 18 % qui ne le sont pas. 

Cette analyse en profondeur des habitudes de consommation a nourri des actions de prévention dans les deux universités. Le Plan alcool est relancé par Bruxelles : continuer à agir sur la réduction de la demande, mais aussi insister pour la réduction de l’offre. Le Plan alcool implique des mesures en matière de fixation des prix, d’interdiction de la vente dans certains lieux, certaines heures ou à certaines catégories de la population, comme les jeunes. Mieux réguler la publicité et le marketing fait évidemment partie de cette politique.

Le Soir, 15 septembre 2016


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