Les conditions de séjour des étudiants étrangers durcies dès la rentrée
| Posté le 01/06/2026 — Actualité suivante |
Le gouvernement fédéral belge a décidé de renforcer les règles encadrant le séjour des étudiants étrangers non européens. Objectif affiché : lutter contre les abus du statut étudiant et s’assurer que les études restent la principale raison du séjour en Belgique. Les nouvelles mesures entreront en vigueur à partir de l’année académique 2026-2027.
Parmi les principaux changements annoncés, les étudiants étrangers devront désormais démontrer une progression plus rapide dans leur parcours académique. Pour conserver leur titre de séjour, ils devront valider au minimum 60 crédits au cours de leurs deux premières années d’études, puis réussir au moins 40 crédits par année académique par la suite.
Cette mesure vise à éviter les parcours d’études excessivement longs et à renforcer le suivi des étudiants bénéficiant d’un visa d’études.
Le gouvernement prévoit également de fixer plus clairement les limites de durée pour certains cursus, notamment les masters, masters de spécialisation, certificats et doctorats. L’objectif est d’empêcher les prolongations répétées qui permettent parfois de maintenir un droit de séjour sans réelle progression académique.
Fin des changements de cursus à répétition
Autre nouveauté : les autorités souhaitent limiter les possibilités pour les étudiants de prolonger leur présence en Belgique en multipliant les réorientations ou les changements de programme d’études. Les demandes de renouvellement de séjour feront l’objet d’un contrôle plus rigoureux afin de vérifier la cohérence du parcours académique.
Les règles relatives à l’octroi des visas devraient également être durcies pour les étudiants inscrits dans des établissements non reconnus, notamment certaines écoles privées ou institutions ne délivrant pas de diplômes officiellement reconnus en Belgique.
Ces nouvelles dispositions s’ajoutent à d’autres mesures récemment adoptées concernant les étudiants internationaux. Pour l’année académique 2026-2027, les étudiants non européens devront notamment démontrer qu’ils disposent d’au moins 1.062 euros par mois pour couvrir leurs frais de séjour en Belgique, contre 835 euros auparavant.
Avec cette réforme, notre pays rejoint la tendance observée dans plusieurs pays européens qui cherchent à mieux encadrer l’immigration étudiante tout en préservant l’attractivité de leur enseignement supérieur.
La Libre, 1er juin 2026