Interprètes en langue des signes : un manque criant en Belgique

Posté le 18/02/2017  —  Actualité précédente / suivante

En Belgique, la déficience auditive touche 8,9 % de la population et la déficience auditive profonde concerne 0,53 % de la population. Ce qui nous donne environ 60.000 sourds profonds en Belgique. Pourtant, la Belgique fait face à une pénurie d’interprète en langue des signes.

Les interprètes se voient obligés de refuser plusieurs interprétations par jour, faute de temps. Pour répondre aux importantes demandes, un centre relais a été mis en place. Il permet de faire appel à un interprète via un logiciel comparable à Skype, proposant des traductions à distance. Une formule qui répond à plus de demande mais qui ne suffit pas.

Cette véritable pénurie s’explique notamment par un manque cruel de formations. Ce n’est en effet que depuis quelques années, que des mesures sont mises en place pour répondre à la demande. L’école d’interprétation de Saint-Louis a lancé le premier bachelier dans la discipline en 2014, intégrant ainsi la langue des signes au même titre que n’importe quelle autre langue. Depuis, les choses continuent d’évoluer avec la création en septembre, à l’Université de Liège, également d’un bachelier. Un master sera mis en place à l’Université de Louvain dès la prochaine rentrée scolaire, afin d’accueillir la première cohorte d’étudiants de Saint-Louis actuellement en Bac 3.

Références, 18 février 2017


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