Augmentation de la précarité étudiante

Posté le 19/09/2018  —  Actualité précédente / suivante

La Fédération des étudiants francophones (FEF) note une tendance à l'endettement des jeunes et exige l'intervention des pouvoirs publics.

Dans un contexte de hausse des frais d'études et d'augmentation de la précarité étudiante, plusieurs institutions bancaires proposent des prêts à tempérament, une ouverture de crédit ou une carte de crédit spéciale étudiant aux jeunes ou aux familles qui n'ont pas les moyens de financer des études.  

Quelques chiffres épinglés par la FEF:

  • le coût d'une année d'étude se situe entre 8000 et 12 000 €;
  • deux étudiants sur trois ne peut bénéficier de la solidarité familiale pour assumer ces frais;
  • seul un étudiant sur sept remplit les conditions pour bénéficier d'une allocations ou d'un prêt d'études, pour un montant d'environ 1100 €;
  • Les prêts publics, octroyés aux familles d'au moins trois enfants, ne touchent que quelques étudiants;
  • le nombre d'étudiants ayant recours au CPAS pour subvenir à leurs besoins a été multiplié par 7,7 en 15 ans;
  • le coût de l'enseignement supérieur a augmenté de 56,12% au cours du troisième millénaire.

Outre le fait que les taux d'intérêts des prêts personnels sont très élevés, la FEF et les syndicats dénoncent "un enseignement dont l'accès se fait par l'endettement" et exigent que se renforce la gratuité de l'enseignement.

Le Soir, 19 septembre 2018


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